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La reconnaissance faciale ou l’œil du colonisateur

De l’anthropométrie... à la "collecte de données"

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D’Israël à l’Afghanistan, de l’Inde à la Chine, les technologies de surveillance automatisée épousent des projets politiques coloniaux et ségrégationnistes. À coups d’intelligence artificielle et de collecte biométrique, jamais l’œil du colonisateur n’a été si perçant.
Ils l’ont appelé Blue Wolf, le loup bleu. Lui, c’est le système de surveillance électronique discrètement déployé depuis deux ans par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés, dont le Washington Post a révélé l’existence le 8 novembre (à partir d’informations obtenues par l’ONG israélienne Breaking The Silence, qui récolte des témoignages d’anciens soldats). Son but : contrôler en un clin d’œil, automatiquement ou manuellement, tout Palestinien présent sur le territoire, et ordonner – ou non – au soldat d’intervenir. Dans la vieille ville d’Hébron, site sacré pour les trois religions monothéistes, 40 000 Palestiniens cohabitent avec 400 à 850 colons israéliens. Désormais, dans ce territoire-apartheid, renommé H2 par l’occupant, atomisé par les checkpoints et les watch points (recensés sur la carte interactive de l’ONG Hebron Apartheid), chaque Palestinien peut être contrôlé puis pris en photo à l’improviste par l’un des 2000 soldats israéliens. Ensuite, trois possibilités : l’écran du téléphone affiche vert, rien ne se passe. Jaune, vous êtes placé en détention provisoire. Rouge, vous êtes arrêté. Implacable.

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Mis à jour le dimanche 16 janvier 2022