Accueil > Nos activités > Nos tracts > 1942 - 2026 où en sommes nous ?

1942 - 2026 où en sommes nous ?

dimanche 1er mars 2026, par lusi

Lors de la commémoration des 25 ans du jumelage entre St-Lizier et le camp de réfugiés de Beit Jibbrin (Palestine occupée), un hommage a été rendu aux déporté·es d’Aulus (déporté·es puis assassiné·es à Auschwitz, 08/42), dont Fanny Reich, âgée de 2 ans, faisait partie. L’école de St-Lizier porte son nom.
Fanny Reich a fait partie de ces personnes ciblées, persécutées, arrêtées, déportées puis assassinées au seul motif qu’elles étaient juives. Cette sombre page de l’histoire devrait servir à toutes les générations comme marqueur de l’horreur absolue et comme dérive à ne plus jamais reproduire. Or aujourd’hui, dans nos sociétés « démocratiques », la tendance est à la réitération. Les idées suprémacistes émergent de nouveau depuis quelques années et, à force de matraquage médiatique, elles finissent par s’installer dans les discours communs. Pire, elles s’installent dans les plus hautes sphères des gouvernements, qui véhiculent ces pensées racistes jusqu’à les faire appliquer sur le terrain :
Aux Etats-unis où la milice ICE cible, persécute, déporte et assassine celles et ceux qui n’ont pas le « bon pigment de peau »... et cela est applaudi par Arno Klarsfeld, qui ose : « si on veut se débarrasser des OQTF il faut organiser, comme fait Trump avec ICE, des sortes de grandes RAFLES un peu partout ».
En Israël, où la ségrégation est institutionnalisée. Rappelons que depuis 2018 et sa loi fondamentale consacrant l’État d’Israël comme l’État-nation du peuple juif, le gouvernement israélien ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux seuls·es citoyens·nes juifs et juives !! De même il est stipulé que « l’état s’efforcera d’assurer la sécurité des membres du peuple juif » ! L’apartheid, la colonisation, les déplacements forcés, les détentions administratives... sont condamnés par le droit international. Mais Israël s’évertue depuis des décennies à déshumaniser les Palestiniens·nes. En les présentant comme des « animaux humains » comme l’a fait Yoav Galant (ancien ministre de la défense israélien), il devient plus « acceptable » de leur faire subir les pires atrocités. Cela permet à ses alliés de légitimer son « droit inconditionnel à se défendre » ! Est-ce que l’assassinat de 71 000 personnes, dont plus de 18 000 enfants, totalement prises au piège dans l’enclave peut s’apparenter à de la défense ? Est-ce que raser 90% des bâtiments, déplacer et affamer tout ou partie de la population, rendre les terres incultivables pour des années, entraver le travail des soignants·es, cibler des journalistes pour les empêcher de documenter l’indicible... est-ce que tout ça peut s’apparenter à de la défense ? Oui le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité, tout comme le peuple palestinien ! Or actuellement, celui-ci est complètement asphyxié par son voisin. Il est ciblé, persécuté, arrêté, déporté et assassiné au seul motif qu’il est palestinien ! Il faut que cela cesse ! Pour entretenir l’espoir d’une paix juste et durable, nous réaffirmons que le respect du droit international doit être la seule boussole. La justice devra être rendue et des personnes comme Netanyahou et ses comparses génocidaires, tout comme les acteurs et responsables des massacres du 7 octobre, devront répondre de leurs actes devant les tribunaux.
Et enfin, la France, où des propositions de lois clairement anti musulmanes émergent et où une réelle stigmatisation existe. Ne commettons pas les mêmes erreurs qu’il y a 100 ans. A l’époque, les juifs étaient désignés comme responsables de tous les maux. Aujourd’hui, malgré une persistance indéniable de l’antisémitisme, c’est une autre communauté religieuse qui fait les frais de notre racisme. Soyons vigilant.es, dresssons-nous ensemble contre les idées nauséabondes qui nous entourent, car ici aussi, des personnes sont ciblées, persécutées, arrêtées, assassinées ou déportées.