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La semaine dernière, les forces d’occupation israéliennes ont enclenché la plus grande entreprise de démolition depuis 2016 : 76 propriétés détruites en une semaine dans le village de Khirbet Umsa - vallée du Jourdain

09.11.2020 - La semaine dernière, les forces d’occupation israéliennes ont procédé à la plus grande démolition depuis des années en Cisjordanie occupée. Quelque 76 propriétés, tentes, hangars, structures et fourrage appartenant à des Palestiniens ont été détruits dans le village occupé de Khirbet Humsa, dans la vallée du Jourdain. Près de 80 personnes, dont 41 enfants, ont été déplacées à l’approche de l’hiver, en plein milieu de la pandémie de Covid-19.

Israël accélère la destruction des propriétés palestiniennes tant que Trump est au pouvoir

Ce qui est arrivé à cette communauté est une annexion de facto facilitée par le "deal du siècle" de Donald Trump. C’est aussi une conséquence des accords de normalisation entre Israël et les EAU, le Bahreïn et le Soudan, qui ont enhardi l’État d’occupation.

Les bédouins et les comités d’élevage de la vallée du Jourdain et de Jérusalem sont les principales cibles de ces démolitions et de l’expulsion ultérieure de leurs terres.
Article de Youssef Allelhou : Depuis le début de cette année, les Israéliens ont détruit au bulldozer 689 structures, biens et abris pour animaux. Cette année a vu le plus grand nombre de démolitions de propriétés appartenant à des Palestiniens depuis 2016. C’est une politique cruelle, raciste et inhumaine par laquelle Israël veut chasser les Palestiniens de leurs terres. L’État sioniste est avide de plus de terres pour les colonies illégales et les bases militaires, et le nettoyage ethnique qui a commencé en 1948 pour forcer la population indigène à quitter la terre se poursuit sans relâche.

Les condamnations des actions d’Israël, bien qu’appréciées, ne signifient en fait pas grand chose pour les Palestiniens. Ils savent qu’elles ne dissuadent pas l’État d’occupation de faire ce qu’il veut en l’absence de toute reddition de comptes. Il a ignoré les résolutions de l’ONU pendant des années, alors pourquoi son impunité devrait-elle être menacée par une déclaration du porte-parole du secrétaire général de l’ONU ? Le niveau de la politique de deux poids deux mesures en vigueur dans la communauté internationale est tel qu’Israël peut, littéralement, perpétrer ses crimes en toute impunité.

Selon les Nations unies, Israël a démoli plus de 55.000 maisons, habitations et autres structures palestiniennes depuis 1967. Ce chiffre n’inclut pas les destructions causées par les offensives militaires de l’État sioniste contre les civils dans la bande de Gaza. Ces démolitions sont, selon l’ONU, une "grave violation" du droit international.

« Je rappelle à toutes les parties que la destruction massive de biens et le transfert forcé de personnes protégées dans un territoire occupé sont des violations graves de la 4e Convention de Genève », a déclaré Yvonne Helle, coordinatrice humanitaire par intérim pour le territoire occupé au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). « La communauté humanitaire est prête à soutenir tous ceux qui ont été déplacés ou autrement affectés ».

Le Centre d’information israélien pour les droits de l’homme dans les territoires occupés, B’Tselem, a tweeté que « alors que vous suiviez avec impatience les élections américaines, Israël a démoli l’ensemble résidentiel de toute une communauté, laissant 74 personnes, dont 41 mineurs, sans abri ». Cette déclaration a été reprise dans un message du Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh.

Malgré les mots chaleureux de Benjamin Netanyahu pour féliciter le président américain élu Joe Biden, « un grand ami d’Israël », je crois que le Premier ministre israélien se précipite pour détruire autant de propriétés palestiniennes que possible alors que l’homme responsable de « l’alliance américano-israélienne à des niveaux sans précédent », Donald Trump, est toujours en fonction. Des faits accomplis plus méprisables et illégaux sont réalisés sur le terrain, au cas où Biden déciderait de changer la politique étrangère américaine dans la région. Si tôt après les accords de normalisation, Netanyahou sait que le feu vert pour davantage d’activités illégales pourrait bientôt passer à l’orange, mais probablement pas au rouge.

Comme c’est souvent le cas, Israël a des justifications toutes faites chaque fois qu’il affiche son mépris ouvert pour le droit international. Dans la dernière affaire de démolition, l’administration militaire israélienne chargée des affaires civiles en Cisjordanie a affirmé que « l’activité d’exécution » avait été menée contre sept tentes et huit enclos qui avaient été « illégalement construits » dans un champ de tir. Ces habitations et ces hangars représentent-ils une menace pour la sécurité d’Israël ? Et pourquoi un champ de tir a-t-il été installé là où la population indigène vit et fait paître ses animaux depuis des siècles ? C’est encore une autre excuse pour chasser les gens de leurs terres.

Joe Biden est apparemment opposé à l’annexion prévue par Israël de larges pans de la Cisjordanie . Il reste à voir s’il défendra les droits des Palestiniens lorsqu’il entrera à la Maison Blanche en janvier, et mettra fin à la capacité d’Israël d’agir en toute impunité.
ISM

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Mis à jour le dimanche 29 novembre 2020