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Accueil > Actualité-Palestine > Territoires occupés > l’appropriation par Israël des réserves d’eau

l’appropriation par Israël des réserves d’eau

A partir d’un exemple - la situation d’un colon agriculteur et d’un village Bédouin à sec, l’auteur fait un zoom sur l’histoire de l’appropriation par Israël des réserves d’eau . La première photo montre le patio du colon, où un jet fontaine coule en permanence,

L’objet du blog est de mettre en lumière les situations dans le monde où des acteurs économiques et politiques sont en capacité d’utiliser l’eau comme une arme afin de tirer tous les bénéfices de cette précieuse ressource.
Dans notre exemple, comment Israël rend les Palestiniens dépendant vis à vis d’elle pour accéder à l’eau : ainsi, il faut demander un permis pour chaque nouveau puits même sur les territoires contrôlés par l’autorité palestinienne.
La carte qui s’appelle Diviser et Conquérir, mérite une attention particulière : les zones de contrôle et administratives sont déclinées en jaune ( zone construite palestinienne, zone soumise à l’autorité palestinienne, comme dans le tableau ci dessous), les colonies- représentées par les carrés noirs ou blancs- on voit aussi les zones complètement soumises à Israël,et on voit bien que les principales sources sont dans ces zones complètement contrôlées par l’occupant.
La carte montre donc le contrôle des ressources en eau mais aussi la l’énorme disparité en consommation quotidienne selon que le consommateur soit un colon ou un arabe ( 7 fois plus)

L’auteur explique ensuite le patchwork géographique qu’est devenue la Palestine et les difficultés administratives que ça induit : on ne sait plus qui contrôle quoi :

lieu
administration
Camps de réfugiés
UNRWA
Zone A
Autorité Palestinienne : 15 % des Territoires
Zone B
Administration civile israélo palestinienne
Zone C
Contrôle civil et militaire israélien : 63 % des Territoires,150000 Palestiniens/ 326000colons

Ce micmac administratif embrouille tout le monde -sauf les colons,
Pour les organisations non gouvernementales , c’est surtout dans la zone C que se focalisent les problèmes-
Mais qu’en sera- t- il des camps, qui sont déjà en pénurie, quand l’aide américaine fera fermer l’UNRWA ? Aujourd’hui , les infrastructures dans les camps sont vétustes et l’unrwa n’est pas mandaté pour les changer, Elle peut juste vérifier et surveiller la qualité de l’eau, Les quantités d’eau diminuent - 118 millions de mètre cube dans les camps en 1995, 87 millions en 2014,
Dans la zone C , 16 villages sur 180 sont reliés, non pas aux sources, mais au réseau des colons israéliens qui fixe des quotas ce qui rend ces villages dépendants . Les colons ont la priorité sur l’eau. les Palestiniens doivent parfois attendre des semaines pour avoir de l’eau , qui arrive souvent la nuit..
Cet agriculteur Bédouin a besoin de 10 m 3 par jour pour abreuver son troupeau mais il ne les a pas et ne peut pas bouger à cause des contraintes militaires imposées. il a demandé maintes et maintes fois de pouvoir accéder aux ressources mais on lui dit que ce n’est pas possible. Il a un puits mais ne peut pas s’en servir. il est obligé d’aller chercher des barils d’eau en tracteur, ce qui a un coût : 50 pour cent de ce qu’il gagne. 
La comparaison avec les colons est sans pitié : 20 l par jour pour lui et sa famille,460 l par personne dans la colonie.
Il n’y a pas qu’Israël qui empêche les Palestiniens de recevoir de l’eau : l’autorité palestinienne utilise l’eau comme levier politique et favorise ainsi les privations.
Pour une vie saine, d’après l’OMS il faut 100 l par jour,
Le Palestinien moyen : 70 l
L’israélien moyen : 280 litres,
Le colon :350 l
les sources BT’SELEM, UN
Blog à suivre

http://watergrabbing.com/palestine.html

C’est un blog soutenu par Le Centre Européen du Journalisme,
IDR GRANTS (bourses d’étude pour le journalisme,) l’université de Gênes

Traduction et résumé par : Marie Richard

SPIP 3.0.21 [22462] | Squelette BeeSpip v.3.1.0

Mis à jour le jeudi 19 juillet 2018