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Interdiction de se rendre en Palestine pour une délégation d’élus nationaux, dont le député de l’Ariège, Michel Larive.

14/11/2017
Communiqué de Couserans-Palestine :

Interdiction de se rendre en Palestine pour une délégation d’élus nationaux, dont le député de l’Ariège, Michel Larive.

Nous venons d’apprendre la décision d’Israël d’interdire l’accès au Territoire Palestinien d’un délégation de parlementaires français dont fait partie Michel Larive, le député de l’Ariège.
Ce voyage était préparé depuis près de 2 mois et le député nous avait contacté pour avoir des coordonnées d’associations que nous soutenons en Cisjordanie.
Il faut savoir que l’accès à la Palestine est contrôlé par Israël qui, à l’aéroport de Tel Aviv, renvoie de plus en plus fréquemment les personnes qui souhaitent s’y rendre. Cet état de fait est d’autant plus scandaleux quand il a pour conséquence d’interdire l’entrée à des élus de la France !
Nous espérons que le président de la République interviendra très vite pour exiger d’Israël la levée de cette interdiction …
Pour Couserans-Palestine (09)

Les Co-Présidents

Nos sources :


Article paru dans Le Monde 13/11/2017

Sept responsables politiques français interdits d’entrée en Israël

Le gouvernement israélien reproche à ces personnalités de gauche de soutenir le mouvement « Boycott, désinvestissement, sanctions », qui dénonce l’occupation en Cisjordanie.

LE MONDE | 13.11.2017 à 22h32 • Mis à jour le 14.11.2017 à 08h30 | Par Abel Mestre et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Israël a décidé d’empêcher sept représentants de la gauche française d’entrer sur son territoire. Motif : ils sont considérés comme des partisans du mouvement international Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), qui vise à dénoncer et à punir la poursuite de l’occupation en Cisjordanie. Ce mouvement est considéré en Israël comme étant foncièrement hostile à l’Etat hébreu lui-même, cherchant à le délégitimer. Le gouvernement Nétanyahou a décidé, depuis 2016, de renforcer fortement son dispositif contre ses partisans, en prenant le risque d’exagérer leur influence réelle.

Lire aussi : Qu’est-ce que le mouvement BDS, à l’origine des appels au boycott d’Israël ?

Parmi ces élus bloqués se trouvent le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, la députée (LFI) Clémentine Autain ou encore les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF). Il y a aussi les maires communistes Azzedine Taibi (Stains), Eric Roulot (Limay) et Patrice Leclerc (Gennevilliers). Ils font tous partie d’un groupe de vingt personnes qui devaient se rendre entre les 18 et 23 novembre en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Le thème de ce voyage était le sort des prisonniers de sécurité palestinien.

Ses participants espéraient en particulier rencontrer en détention Marouane Barghouti, le plus célèbre des 6 200 détenus palestiniens en Israël, condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour son rôle dans l’organisation d’attentats pendant la seconde Intifada. Ils souhaitaient aussi avoir des nouvelles de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août. Une rencontre avec lui aurait été improbable, car le régime de la détention administrative en Israël est extrêmement restrictif. Il ne prévoit ni inculpation formelle ni durée de détention claire. Le Quai d’Orsay s’est dit « préoccupé » par sa situation et a réclamé le droit pour sa famille de lui rendre visite.

« Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un meurtrier patenté comme Barghouti, incitant ainsi à soutenir le terrorisme », a dit le ministre de la sécurité publique israélien, Gilad Erdan, dans un communiqué, également signé par le ministère de l’intérieur.

« Déni de démocratie »

Pour l’heure, les élus bloqués n’ont été informés que par voie de presse. « On ne m’a encore rien notifié, dit Pascal Durand. Si cela se confirme, c’est incompréhensible. Il y a un accord d’association entre l’Union européenne et Israël. J’y suis allé en délégation avec d’autres eurodéputés il y a un an et demi, et l’on avait été reçu à la Knesset. »

Pascal Durand se montre d’autant plus surpris par l’évocation du mouvement BDS. « Je n’ai jamais participé à cela. J’ai toujours été un défenseur de la paix, de la solution à deux Etats et du retour aux frontières de 1967. » Selon Haaretz, le ministère de la sécurité publique a notamment prétexté d’une publication sur le compte Facebook de l’élu, qui a relayé un rapport d’ONG sur les « liaisons dangereuses de banques françaises avec la colonisation israélienne ». M. Durand a aussi signé un appel en faveur de la libération de Salah Hamouri.

De leur côté, les députés de La France insoumise (LFI) ont réagi par communiqué. Quatre d’entre eux – Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier – devaient participer au voyage. « Ce déni de démocratie et de liberté est aussi consternant qu’inacceptable, est-il écrit. (…) Agir pour l’application des résolutions de l’ONU et contre la colonisation constituerait-il désormais un engagement si insupportable qu’il légitimerait, aux yeux des autorités israéliennes, l’interdiction de venir sur leur territoire, y compris pour des élus français ? Comment un Etat qui se dit démocratique peut-il proférer de telles menaces ? »

L’interdiction d’entrée sur le territoire est une pratique récurrente des autorités israéliennes. Mais elle est généralement notifiée à l’arrivée, en particulier à l’aéroport Ben-Gourion. Au début de novembre, un employé de l’ONG Amnesty International, en provenance de Jordanie, a été empêché d’entrer en Cisjordanie à la demande du ministère de la sécurité publique israélien. Là encore, l’argument d’un soutien au mouvement BDS avait été brandi.

Durcir le ton

« Nous avons décidé de passer de la défense à l’attaque, explique-t-on dans l’entourage du ministre Gilad Erdan. On attaque les partisans du BDS avant même qu’ils ne viennent en Israël, en fonction de leurs agissements et de leurs propos aux Etats-Unis ou en Europe. Ils ne se cachent pas, tout le monde peut les suivre. Pas besoin de faire partie du Mossad. » En effet, pour chacun des sept élus, le ministère de la sécurité publique a trouvé des propos tenus en public, des participations à des manifestations, des écrits dans la presse ou sur des réseaux sociaux.

Cette stratégie plus agressive correspond aussi à une irritation diplomatique de plus en plus ouverte de Benyamin Nétanyahou contre l’Union européenne et ses Etats membres, qu’il estime trop focalisés sur la colonisation. Gilad Erdan est l’homme qui, au sein du gouvernement israélien, coordonne la réponse de l’Etat contre le BDS, mouvement qui suscite l’unanimité contre lui en Israël, à droite comme à gauche.

Lire aussi : Boycott des produits israéliens : la CEDH saisie

En mars 2016, s’exprimant devant un groupe de diplomates occidentaux, Gilad Erdan avait déclaré que le BDS était « une menace pour tous ceux qui se soucient de démocratie, de droits de l’homme et d’une paix israélo-palestinienne viable. » En août 2016, les ministères de l’intérieur et de la sécurité publique avaient mis en place une équipe commune pour repérer les activistes étrangers du BDS souhaitant venir en Israël afin de bloquer leur voyage. En mars 2017, la Knesset (Parlement) a adopté en dernière lecture un texte de loi interdisant d’accorder un visa ou un titre de séjour à tout étranger défendant des sanctions ou le boycott contre Israël ou ses colonies en Cisjordanie.

En mars également, la presse israélienne rapportait que Gilad Erdan voulait constituer une base de données sur les partisans israéliens de sanctions contre Israël, ce que son entourage dément aujourd’hui. Le procureur général, Avichaï Mendelblit, a exprimé son opposition à une telle initiative. Mais Gilad Erdan veut aller plus loin. Il souhaite que la Knesset fasse entrer dans la loi la possibilité de poursuivre en justice une personne morale ou physique qui encouragerait le boycott du pays. Ce qui représenterait une forme sans précédent de pénalisation de la conviction.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2017/11/13/sept-responsables-politiques-francais-interdits-d-entree-en-israel_5214347_3210.html#WJyHvpOSC6yBu6fw.99

Article paru dans Assawra le 14/11/2017

Israël recale sept élus, dont quatre députés, issus du Parti communiste et de La France Insoumise

La délégation était composée de sept élus, dont quatre députés, issus du Parti communiste et de La France Insoumise. Elle disait vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël.

Les autorités israéliennes ont indiqué lundi qu’elles refuseraient l’entrée sur leur territoire à de sept élus français, dont quatre députés, tous issus du Parti communiste ou de la France insoumise.
« Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme », estime le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan dans un communiqué de ses services et du ministère de l’Intérieur. Les autorités israéliennes recommandent par avance aux élus français « de ne pas prendre l’avion du tout ».

« Alerter sur la situation » des prisonniers politiques
Ces élus avaient indiqué dans un communiqué qu’ils comptaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour « alerter sur la situation des près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens ». La délégation disait vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël et considéré comme un « terroriste » par l’Etat hébreu. Celui-ci lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000-2005). Il est, au contraire, surnommé « le Mandela palestinien » par ses partisans.
La délégation française entendait aussi chercher aussi à voir l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. En détention administrative en Israël depuis le 23 août, il fait l’objet d’un ordre de détention administrative de six mois, confirmé le 22 octobre à la Cour suprême de Jérusalem.

Un « déni de démocratie »
Ce régime de détention, très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons. Le Quai d’Orsay s’est dit fin octobre « préoccupé » par sa situation, s’étonnant de ne pas avoir connaissance des charges retenues, et a « espéré » sa libération.
Dans un communiqué, La France insoumise dénonce après la déclaration israélienne un « déni de démocratie et de liberté » qui est « aussi consternant qu’inacceptable ». Le mouvement, dont quatre députés - Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier - devaient participer au voyage, appelle « le président de la République, le gouvernement et le président de l’Assemblée nationale à intervenir pour que cette menace d’interdiction ne soit pas rendue possible », estimant qu’« il en va de la démocratie et de la paix ».

Assawra, le 14/11/17

Article paru dans l’Express du 14/11/2017

Israël va interdire l’accès de son territoire à plusieurs responsables politiques de la gauche française

Israël va interdire l’accès de son territoire à plusieurs responsables politiques de la gauche française. Le gouvernement accuse ces élus, issus du PCF et de La France insoumise, de soutenir le mouvement international Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), qui appelle au boycott des compagnies israéliennes opérant dans les territoires occupés. Le gouvernement leur reproche également de vouloir rencontrer le dirigeant palestinien emprisonné Marwan Barghouthi.
Dans un communiqué, le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan a indiqué qu’il n’autorisera pas l’accès au territoire à ceux qui appellent à s’en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme". Les autorités israéliennes recommandent donc par avance aux élus français "de ne pas prendre l’avion du tout".
Plusieurs députés font parti des élus visés, qui devaient se rendre prochainement en Israël et dans les territoires occupés, entre les 18 et 23 novembre. Les députés de la France insoumise Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier faisaient partie de la délégation. Selon Le Monde, les maires communistes Azzedine Taibi (Stains), Eric Roulot (Limay) et Patrice Leclerc (Gennevilliers) font aussi partie du groupe.
Contactée par L’Express, Clémentine Autain n’était pas joignable dans l’immédiat. Sur Twitter, la députée a toutefois tenu à dénoncer l’attitude des autorités israéliennes.
Le voyage avait pour thème le sort des prisonniers de sécurité palestinien. La délégation disait vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël. Il est considéré comme un "terroriste" par l’Etat hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000-2005). Il est au contraire surnommé "le Mandela palestinien" par ses partisans.
La délégation française voulait aussi voir l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août. Salah Hamouri fait l’objet d’un ordre de détention administrative de six mois. Un régime de détention très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons.
Le Quai d’Orsay s’est dit fin octobre "préoccupé" par sa situation en s’étonnant de ne pas avoir connaissance des charges retenues, et a "espéré" sa libération. Dans un communiqué, La France insoumise a dénoncé après la déclaration israélienne un "déni de démocratie et de liberté" qui est "aussi consternant qu’inacceptable".

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Mardi, 14 novembre 2017

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Mis à jour le vendredi 16 novembre 2018